Communiqué

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Tout faire pour aider le privé à s’engager dans la grève ! Tout faire pour élargir la lutte ! Tout faire pour étendre la grève à tous les secteurs ! (11 décembre)

Nous invitons les camarades en accord avec les orientations de ce tract et désireux de le diffuser autour d’eux à charger le fichier pdf (11 décembre 2019).

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Entraîner, encourager, aider, les travailleurs du privé à s’engager dans la lutte et la grève est la priorité de l’heure si on veut faire reculer le gouvernement ! Le blocage des transports n’y suffira pas. La grève par procuration qui fait reposer tout le poids du combat en grande partie sur les seuls cheminots et les travailleurs de la RATP ne peut mener qu’à l’impasse et à l’épuisement des grévistes. La fenêtre de tir, l’opportunité, l’occasion, d’entraîner et d’étendre la grève aux prolétaires du privé est encore là. Au moins d’ici au prochain mardi 17 et aux manifestations de ce jour. Après, il est fort possible que la grève, réduite aux seuls cheminots et travailleurs de la RATP pour l’essentiel, se réduise à une lutte "bras-de-fer" sans autre but que durer le plus longtemps. À ce jeu, la bourgeoisie et tout l’appareil d’État seront les plus forts. Ils contrôleront, ne serait-ce qu’au moyen des syndicats, la situation et pourront attendre que la lutte s’épuise d’elle-même. Comme pour les cheminots en 2018.

Il est déjà extraordinaire de voir ces derniers repartir une nouvelle fois au combat et être au cœur de la mobilisation un an et demi après l’amère défaite qu’ils avaient subi du fait de la tactique syndicale des journées d’action et des grèves perlées. Mais si on les laisse seuls avec les prolétaires de la RATP (et de quelques autres secteurs), et même s’ils sont rejoints à l’occasion de "journées d’action" - comme mardi prochain 17 décembre - par des travailleurs de la fonction publique, l’enseignement en particulier, ou encore par les étudiants et les jeunes, le pouvoir ne reculera pas. Pour s’en convaincre, il suffit de lire le discours d’aujourd’hui (mercredi 11 décembre) du premier ministre E. Philippe. Au bout d’une semaine de grève et de manifestations bloquant les transports, il ne lâche rien !

L’attaque est d’ampleur. Aucune nouveauté, tout le monde le savait déjà. Mais pire encore, il annonce d’ores et déjà le monde que le capitalisme nous impose et veut imposer encore plus : précarité et misère généralisée ! Voilà comment il justifie son plan sur les retraites.

« On peut à juste titre vouloir changer tout cela : revenir au plein emploi, limiter la précarité... Mais c’est le monde dans lequel nous vivons et il est sage de voir le monde tel qu’il est. Nous devons construire la protection sociale du XXIème siècle en prenant mieux en compte les nouveaux visages de la précarité ».

Bref, après des décennies de recul incessant de nos conditions de vie et de travail, de sacrifices de tout ordre, le gouvernement et tout l’appareil d’État - et c’est vrai dans tous les pays - vont redoubler leurs attaques une fois leur "réforme" passée. Pour le capitalisme français, pour la bourgeoisie, l’enjeu est tel qu’ils sont prêts à "endurer" des grèves longues dans les transports du moment qu’ils en gardent le contrôle, en particulier grâce aux syndicats. Souvenons-nous de leur désarroi face aux gilets jaunes qui étaient "incontrôlés". Incontrôlés par l’État au travers de ses forces syndicales et politiques, y compris de gauche. Voilà aussi pourquoi il faut étendre la lutte, pourquoi il faut que les travailleurs du privé (et tous ceux qui ne sont pas encore en grève) s’y mettent si on veut imposer un rapport de forces hors de leur contrôle qui fasse un minimum peur à la bourgeoisie et oblige le gouvernement à reculer.

Faire grève dans le privé, et souvent aussi dans le public (La Poste par exemple), est devenu particulièrement difficile et les premiers à s’y lancer risquent gros, menaces, sanctions, retrait des primes et des avancements, et licenciement, du fait des méthodes totalitaires et répressives du management moderne. Il faut donc aider les travailleurs du privé, et tous ceux qui ne sont pas encore en grève, à rejoindre le combat. Aucune illusion, les syndicats n’organiseront pas cette extension et même il la freineront, voire s’y opposeront. Il faut donc que les grévistes et tous ceux qui les soutiennent l’organisent et la prennent en charge dans les villes, les quartiers, les régions.

Extension de la grève au secteur privé !

Mobilisons-nous pour l’extension et la généralisation du combat !

Partout des comités de travailleurs ou des AG pour organiser la généralisation !

Délégations massives aux usines et entreprises du privé !

Tous en grève !

11 décembre 2019

Groupe International de la Gauche Communiste (Révolution ou Guerre)

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